Il fait beau, ou du moins, il ne neige pas : j’en profite pour aller au mont Daviault avant que Catherine et Yann ne me laissent seule à m’occuper des chiens pendant qu’ils descendent à Québec…
Il y a 4 chemins et j’ai le temps de tous les faire avant qu’il ne fasse nuit !
La vue sur Fermont est vraiment sympa mais qu’est ce qu’il fait froid au sommet de la croix ! La croix du Mont Daviault a été érigée en 1982. Il y a beaucoup de vent et je me dépêche de prendre mes photos… C’est avec un grand soulagement que je passe à l’abri des arbres !
Il y a quelques panneaux explicatifs et je peux en apprendre plus sur la ville :
En 1970, un projet minier d’envergure au nord du Québec fut annoncé mais ce projet nécessitait l’implantation des infrastructures liées à l’extraction et au traitement du minerai de fer mais aussi des structures liées aux besoins des 1600 ouvriers et de leurs familles.
L’existence de la ville de Fermont est entièrement liée au développement minier du Mont Wright…
La conception de la ville est une réponse pour atténuer les effets du climat rigoureux propre aux régions subarctiques. Elle est entièrement alimentée à l’énergie hydro-électrique et elle a coûté cent millions de dollars à construire.
Les architectes se sont inspirés des bâtiments suédois de Ralf Erskine : pour protéger des vents dominants, ils ont construits un mur-écran de 5 étages et d’1,3 km de longueur. Cela crée un micro-climat sur près des deux tiers de la superficie construite de la ville.
Le mur comprend 330 logements familiaux, 158 chambres de célibataires mais aussi une école, un centre récréatif, un centre commercial, un hôtel, l’hôpital…
La population commença à s’y installer dès 1971 mais ce n’est qu’en 1974 que Fermont devint une municipalité officielle.
Je retourne une seconde fois au mont Daviault quand il fait soleil… Il fait toujours aussi froid mais au moins, j’ai une vue ensoleillée sur la ville !