Chaque année, la Commission de la Capitale Nationale (CCN) plante des milliers de bulbes de tulipes dans les massifs de la région d’Ottawa en automne. Les fleurs fleurissent au printemps suivant. Les variétés de tulipes sont produites et vendues selon la demande, c’est pourquoi la CCN plante certaines variétés symboliques afin d’assurer leur pérennité.
Le photographe d’origine arménienne Karsh a photographié les premières tulipes envoyées par la princesse Juliana en 1946. Il aimait beaucoup le Canada et les tulipes. En 1951, il proposa d’organiser un festival de tulipes qui donna lieu au festival annuel.
La princesse réfugiée
En juin 1940, la princesse Juliana des Pays-bas arriva au Canada avec ses 2 filles, les princesses Beatrix et Irene et quelques employés. Elle vécut humblement, faisant elle-même son épicerie (ses courses), les lits, passant l’aspirateur et pelletant la neige...
Elle donna naissance à la princesse Margriet à l’hôpital d’Ottawa. Elle est revenue à Ottawa plusieurs fois : lors de son premier voyage, elle visita l’hôpital qui l’a vu naître et est souvent une invitée d’honneur du festival des tulipes.
Après la guerre, la princesse envoya 100 000 bulbes de tulipes en remerciement : faisant de cette fleur un symbole de l’amitié entre les Pays-bas et le Canada. Depuis, la famille royale néerlandaise et l’association des protecteurs des bulbes néerlandais expédient chacune 10 000 bulbes de tulipes chaque année.
La libération des Pays-bas
A l’hiver de la faim (1944-1945), les rations alimentaires étaient si maigres que les gens mangeaient des bulbes de tulipes et des pelures de pommes de terre. Les forces canadiennes ont négocié une trêve pour acheminer des vivres à la fin avril 1945. Quelques semaines plus tard, les allemands se rendirent et les soldats canadiens furent accueillis en héros et libérateurs.
Pour cette première fin de semaine du festival, nous sommes gâtés par le temps : il fait un magnifique soleil et il fait chaud ! Les fleurs sont quasiment toutes de sortie, il y en a quelques unes dont les bourgeons n’ont pas encore éclos (des fleurs tardives probablement… pour faire durer le plaisir !). Je me promène entre les plates bandes en admirant les différentes couleurs, formes, …
Ça me donne envie d’aller voir le festival aux Pays-bas !