Un autre jeudi, un autre musée… et il y a le marché de Noël ce soir quand j’y vais : il n’y a pas grand monde et c’est tant mieux ! J’imagine qu’en se rapprochant des fêtes plus de gens viendront…

Il y a une exposition sur les premiers royaumes d’Europe, comment on est passé de groupements de personnes (et de familles) à une hiérarchie organisée qui a par la suite donné lieu aux divers royaumes structurés que l’on a pu connaître sur le vieux continent.

Commencée chez les agriculteurs au Néolithique, l’histoire des premiers royaumes se termine avec des rois et reines qui ont transformé le monde et ont créé des lignées permettant de conserver le pouvoir.


J’ai aussi le temps de commencer l’histoire canadienne… la colonisation de la terre par les différents peuples autochtones, la rencontre avec les européens…


Les premières traces d’occupation humaine en Amérique du nord remontent à 13 500 ans, ils s’appelaient les Clovis et vivaient au milieu des glaciers.

Mais des études génétiques sur les Premiers Peuples modernes montrent des ancêtres communs qui vivaient il y a 20 000 à 15 000 ans. Ce qui laisse penser qu’il y avait probablement une occupation antérieure.


Au pays des Bisons

Il y a 10 000 ans, dans les Plaines du Nord, les Premiers Peuples adoptent un mode de vie unique, axé sur la chasse aux Bisons. Ils établissent une relation spirituelle forte avec cet animal, relation qui perdure jusqu’à aujourd’hui.


La vie maritime

Il y a 8 000 ans, les Premiers Peuples de la côte est mettent au point des techniques pour pêcher et chasser en mer.


Les grandes forêts nordiques

Dans les forêts boréales du nord, les Premiers Peuples élaborent des techniques pour prélever leur nourriture dans les lacs et les rivières mais aussi sur terre. Grâce aux voies navigables, ils communiquent et commercent sur de longues distances. Il y a 8 000 ans, ce mode de vie est un succès : ils occupent un territoire allant du Yukon au Labrador.


Suivre la flèche

Apparus en Alaska il y a 5 000 ans, l’arc et la flèche ont été transportés dans l’Arctique canadien avant d’être adopté partout aux Amériques.


Habiter au nord du nord

Il y a 4 500 ans, les Premiers Peuples de l’Alaska s’installent dans l’Arctique canadien et y prospèrent pendant près de 4 000 ans. Ils ont mis en place des stratégies et des outils uniques pour survivre dans le climat le plus rigoureux d’Amérique du nord. Il y a 700 ans, la population Dorsétienne disparaît sans laisser de descendants. Le réchauffement des températures ou l’arrivée des Inuits, une centaine d’années auparavant, pourraient avoir joué un rôle dans leur disparition. Les Inuits les décrivaient comme étant réservés et doux, il est possible que pour éviter les contacts avec les Inuits, ils aient délaissé les meilleures zones de chasse.


Les villages de la côte du Pacifique

Il y a 7 000 ans, le saumon est tellement abondant que les Premiers Peuples s’établissent sur la côte à longueur d’année. 3 000 ans plus tard, ils construisent de grandes habitations permanentes.


Les villages des forêts de l’est

Il y a 3 000 ans, les Premiers peuples des forêts de l’est se déplacent au rythme des saisons pour profiter des ressources terrestres et maritimes.


Les villages agricoles iroquoiens

L’introduction de l’agriculture il y a environ 2 500 ans mène au déploiement des grands villages permanents et de nations puissantes.


Les villages Inuits de l’Arctique

Il y a environ 800 ans, ils partent de l’ouest de l’Alaska et rejoignent l’Arctique canadien. Ils se répandent dans toute la région : coopération et partage leur permettent de prospérer. Ils chassent la baleine boréale et suivent les phoques grâce à leurs trous de respiration dans la glace.

Mais il y a 550 ans, la chasse à la baleine décline due au refroidissement de la Terre. Les inuits se concentrent dans des villages communautaires d’igloo d’une centaine de personnes. L’été et l’automne, ils se déplacent vers l’intérieur des terres pour prendre caribous et poissons. Leur mode de vie est basé sur le partage et l’égalité caractérise leur société.


L’arrivée des Européens

Il y a 1 000 ans, même s’ils ne peuvent s’établir, les Vikings savent désormais qu’il y a de la vie au-delà de l’Atlantique.


Après la chute de l’Empire Byzantin en 1453, les Européens cherchent une nouvelle voie commerciale pour les biens de luxe avec l’Orient. Ils cherchent aussi de nouvelles ressources en pêche après l’épuisement des stocks en Europe.Curiosité, méfiance et violences marquent les rencontres entre les populations mais tous cherchent à coexister.

Après l’arrivée des français, les épidémies et les guerres sévissent pendant plus de 60 ans dans la région des Grands Lacs et de la vallée du Saint Laurent.

Les autochtones accueillent les français favorablement : ils les incluent dans la vie politique et économique mais lorsque les maladies européennes se répandent et tuent, les relations s’enveniment. Jusqu’à 60 % des individus meurent dans certaines communautés.


Samuel de Champlain

Il serait né à La Rochelle en 1570 et aurait traversé l’Atlantique en 1601 pour explorer les Caraïbes et l’Amérique du nord. Il est nommé Lieutenant Gouverneur de la Nouvelle-France, titre qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1635.

Au contraire de l’indifférence européenne pour les droits et les intérêts des autochtones, il battit des alliances mutuellement bénéfiques et nourrit des relations positives. Il parle avec les Premiers Peuples d’égal à égal, ce qui permet de faire prospérer la nouvelle colonie française. Il se bat également aux côtés de ses nouveaux alliés. Il cartographie des milliers de kilomètres de voies navigables intérieures grâce aux renseignements de ses alliés autochtones. Il établit aussi une base permanente pour le commerce des fourrures, qui suscitent de plus en plus d’intérêt en Europe.


Le traité de la Grande Paix de Montréal

En 1701, après un demi siècle de guerre, la paix est de l’intérêt de tous. Une quarantaine de Nations autochtones envoient des délégués : les prisonniers sont libérés et les futurs conflits seront réglés par la diplomatie. Ils acceptent aussi de partager l’accès des ressources en respectant le territoire de chacun.


La Nouvelle France

Dans les années 1600 et 1700, le poste avancé de commerce de fourrures se transforme en une société permanente basée sur l’agriculture. Louis XIV dote la Nouvelle France d’un gouvernement comparable à celui d’une province française : sur le papier, c’est un régime absolutiste mais dans les faits, les colons jouissent d’une indépendance plus grandes que leurs cousins de métropole.

Les colons français s’adaptent aux conditions locales et deviennent des canadiens et des acadiens dont la culture est toujours perceptible à ce jour.

Le poste de commerce est principalement peuplé d’hommes, c’est pourquoi, la population a du mal à croître. Le roi Louis XIV décide de parrainer l’immigration de 800 femmes qui se marient et fondent rapidement des familles. Parmi elles, se trouvent même les filles du roi ! La population explose passant de 3 000 âmes à plus de 70 000 individus, un siècle plus tard.

De nos jours, des millions de canadiens ont une ou plusieurs filles du roi parmi leurs ancêtres.

Au fur et à mesure de son développement, la Nouvelle France se distingue de plus en plus de la France : les produits artisanaux canadiens témoignent des conditions locales et sont la preuve d’une spécificité culturelle émergente.


Le français d’ici

Le français canadien se distingue de celui de France : il garde des mots et des expressions qui ne sont plus utilisées en France et recèle des mots empruntés aux langages autochtones.


Des empires rivaux

La France et la Grande Bretagne rivalisent pour dominer le monde, les conflits culminent lors de la conquête de la Nouvelle France par l’empire britannique.


La vision d’une capitale

Ottawa est nommée capitale du Canada en 1857 et connaît une croissance rapide (construction des édifices gouvernementaux et arrivée massive des fonctionnaires). Dès ses débuts, le canal Rideau est un lieu important pour la ville : en 2007, il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.


Et à la fin de ma visite, je vais voir le sapin de Noël que l’on vient d’allumer !