Lise et Brendan m’ayant invitée à venir à Ottawa, j’en profite pour découvrir la capitale du Canada.
Je cuisine à nouveau pour Finn (qui mange l’équivalent de 3 portions normales maintenant…) et pour Paul, l’ami de la famille qui rénove la maison, ainsi que Brendan, quand il est là.
J’essaie de garder la maison propre (difficile avec les garçons … pour différentes raisons !) et j’aide à repeindre la chambre parentale (au revoir couleurs criardes des années 80, place au blanc intemporel).
J’arrive quand les arbres perdent leurs dernières feuilles avant l’hiver (sera t’il long ?) : je me promène jusqu’au Rideau Hall, la résidence officielle du Gouverneur général du Canada (représentant du roi) depuis 1867.
Dans le parc qui fait office de jardin, il y a un Inuksuk : un monument de pierres (réalisé par Kananginak Pootoogook, 1997). Depuis des générations, les inuits érigent ces bornes de pierres dans l’étendue arctique : elles se nomment inuksuks, ce qui signifie « qui agit à titre d’humains ». Elles ont divers usages : guider les voyageurs, prévenir d’un danger, aider les chasseurs, indiquer les lieux de vénérations…
Je passe aussi la « frontière » (= la rivière des Outaouais) pour me rendre à Gatineau, au Québec… et je me promène le long du Musée canadien de l’histoire. Je prend mon reflet en photo avec l’œuvre ‘namaxsala (Voyager ensemble dans un bateau), de Mary Anne Barkhouse, 2013. Inspirée d’une histoire comptée par son grand-père, l’artiste invite les gens à trouver un moyen de s’entendre avec l’« autre », d’inclure l’élément sauvage.
Je croise aussi Tessouat, un chef anishinabe. Les voyageurs empruntant la Kichi Zibi (rivière des Outaouais) devaient payer une redevance au chef. Il fut à l’origine de la première grande alliance entre les Premières Nations et les Européens, ce diplomate visionnaire était une figure d’autorité incontestée et un guerrier redouté de ses adversaires. Il est resté indépendant et a défendu le mode de vie des son peuple jusqu’à sa mort en 1636.
Je me promène beaucoup le long de la rivière Rideau, notamment du côté du parc Strathcona où une œuvre de Stephen Brathwaite sert d’aire de jeux : Strathcona’s folly, 1992. Cette œuvre reprend des éléments architecturaux de l’histoire locale : d’un couvent, de la banque de Montréal, de l’hôtel Château Laurier, du Parlement, … et invite à considérer le cycle de la vie.
J’emprunte aussi le canal Rideau (c’est sur ce cours d’eau que l’on patine au plus froid de l’hiver)…