La Yukon quest c’est l’évènement à ne pas rater si l’on est à Whitehorse au bon moment !
Historiquement, c’est la course la plus difficile en chiens de traîneau : elle s’étend entre Whitehorse, Yukon (Canada) et Fairbanks, Alaska (USA) soit 1648 km à faire début février quand les températures sont les plus froides… Elle suit le chemin de la ruée vers l’or du Klondike (1890).
La première édition a eu lieu en 1984.
Il y a d’autres courses mythiques comme l’Iditarod (Alaska).
Cette année 2024, la course s’arrêtera à Dawson city, à mi chemin de la course initiale. En effet, depuis la covid les commités américains et canadiens n’arrivent plus à s’entendre sur les conditions de la course et chaque pays organise « sa » Yukon quest...
On attend 30 équipes mais seulement 16 arrivent à faire le déplacement jusqu’ici.
Il y a 3 catégories : la 450, la 250 et la 100 miles soit 720, 400 et 160 km.
Le départ se fait généralement en ville mais cette année nous n’avons pas eu de vrai hiver, tout juste quelques jours à moins de -30°C… et il y a un redoux la semaine avant la course avec des températures presque positives ! Résultats, le lieu du départ s’est transformé en patinoire, trop dangereux pour les mushers et leurs chiens, sans parler du public… Et la rivière Yukon, sur laquelle les équipes devaient s’élancer et qu’elles suivront jusqu’à Dawson, n’est pas complètement gelée…
Les organisateurs décident donc de déplacer le départ en dehors de la ville le long de la rivière Takhini.
Mirjam m’ayant prévenue que d’autres volontaires voulaient venir, j’ai contacté d’autres familles autour de la ville et j’ai eu une réponse de Lise, qui me propose une rencontre puisque je suis déjà sur place… Je lui répond que je serai au départ de la Quest mais ça, c’était avant le changement du départ ! Je lui renvoie un mail pour lui dire que finalement je ne pourrai peut être pas y aller puisque je ne peux pas utiliser les voitures (elles ont toutes un petit problème apparemment et il vaut mieux ne pas les utiliser pour aller loin). Aucun problème : son mari Brendan doit y aller et il peut « me ramasser » en ville !
Le jour de la course, je promène les chiens avant d’aller en ville : il fait tout juste -31°C ! Je rencontre donc Brendan, un anglais, médecin de formation qui est maintenant député au parlement canadien… Il s’est retrouvé à faire de la politique après avoir été médecin en chef de l’hôpital de Whitehorse et avoir été très médiatisé pendant la covid…
C’est une sortie officielle pour lui !
On arrive quelques minutes avant le lancement, un speaker annonce les mushers et leurs équipes en racontant quelques anecdotes sur chacun… Les équipes s’élancent les unes à la suite des autres avec 5 minutes entre chaque et le public, plus nombreux que ce à quoi je m’attendais (c’est quand même loin !), les encourage sur leurs premiers mètres de course.
Du fait de la configuration des lieux, il y a une petite heure de pause entre les catégories 450/350 et la petite course… et malheureusement, après avoir dit quelques mots d’encouragements et de remerciements, Brendan doit se rendre à un autre évènement en ville… Je ne peux donc pas rester et encourager les derniers participants à s’élancer.
Il me ramène à la maison et malgré la courte durée, je suis très reconnaissante d’avoir pu être présente lors du départ de cette course mythique !
À cause des températures trop clémentes, la course est finalement écourtée : ce sera donc entre Whitehorse (plus ou moins) et Pelly Crossing (277 miles soit 440 km).
Le gagnant de la 100 est Sean de Wolski (sur 8 participants) en 12 heures et 1 minute, celle de la 250 est Crystal To (sur 2) en 1 jour, 20 heures et 28 minutes et la gagnante de la grande course est Michelle Phillips (sur 6 mais 2 ont abandonnés) en 2 jours 2 heures et 9 minutes.