Charles me propose une autre ballade autour de Whitehorse : Ibex ridge ! J’emprunte une voiture et me gare sur le petit parking. On suit un chemin de moto neige jusqu’à un plateau… C’est l’ancien chemin, celui qui part de la Alaska highway… Il y a un autre chemin mais il n’est pas recommandé en hiver.
Le chemin est facile, il grimpe gentiment mais il est long ! On doit traverser une rivière qui normalement est gelée mais qui a commencée à dégeler avec les températures positives avant de regeler pendant la nuit… On a le choix entre passer sur la partie gelée et glissante ou sur le côté en prenant le risque de rompre la glace…
On passe sur le côté et on finit par avoir les pieds trempés… Mon pied droit a décidé de prendre un bain gelé et c’est sans m’arrêter de marcher que je grimpe jusqu’au plateau ! Même quand on fait des pauses je marche sur place, idem pour prendre les photos, ce qui est plutôt ennuyant (pour moi) et marrant à voir (pour Charles)…
J’ai le pied gelé mais en marchant, je peux continuer à envoyer assez de chaleur via mon sang… Charles me demande régulièrement si je veux faire demi-tour mais je pense que je peux aller au bout si on ne s’arrête pas !
Avec les températures clémentes, la neige n’est pas très solide et on tombe dedans jusqu’au dessus du genou et ça nous fait bien rire ! Je tombe toujours du même côté, à croire que je n’ai pas appris à marcher… ou que j’ai vraiment pas de chance ! Un trou ? C’est pour moi !
C’est fatiguant mais au moins ça me donne chaud !
Arrivés au plateau, Charles me dit qu’il n’ira pas plus loin : il veut faire des essais de drones… et son gros sac plein de matos photo l’a bien fatigué… Je décide de rester avec lui : j’ai encore froid au pied et je ne veux pas partir seule trop loin (il faudrait encore 1h pour atteindre la crête et avoir la vue sur la vallée de l’autre côté).
Il fait ses vues de drone, je mange un peu en marchant sur place et en étant suivie par Eiko (content d’explorer avec moi et puis qui sait ? Je laisserai peut être tomber quelque chose à manger).
Puis on redescend… On retraverse la rivière mais cette fois, sans pieds mouillés. Et on retrouve les voitures sans encombre !